Livres

« Cuisiner sans Gluten » de Clem Sans Gluten : à acheter d’urgence !

by

 

CuisinerSansGlutenClémSansGlutenSi je devais parler de Clémentine Miserolle, la célèbre blogueuse du site ClemSansGluten, je dirais : qu’elle est honnête, intègre, adorable. Sans compter que c’est une excellente cuisinière… qui a un goût certain pour la transmission ! En lisant son second livre de cuisine, « Cuisiner sans gluten », paru la semaine dernière chez Hachette, cela saute aux yeux : elle a un sens du dosage (voir sa façon de mixer les farines), des saveurs et couleursLe parti pris du livre est le même que sur son blog : donner les recettes sans gluten des plats qui manquent le plus aux personnes coeliaques ou hyper sensibles au gluten. Exit, donc les recettes naturellement sans gluten (salades ou autres). Les 75 recettes de ce recueil vont de la brioche au gâteau au yaourt, en passant par la focaccia, la pissaladière ou la quiche lorraine. Eh oui, vive la pâtisserie gluten free !

L’introduction détaillée, écrite par une diététicienne, vous donne tous les conseils pour passer à une alimentation sans gluten, par nécessité ou par choix. On apprend à bien lire les étiquettes pour reconnaître les aliments contenant du gluten, à remplacer les produits, à éviter les carences…

Parmi les recettes qui me plaisent le plus et que je testerai au plus vite… La pissaladière, la tarte courgette chèvre tomate, le cake au citron.

Les plus du livre :

  • Les recettes très joliment illustrées, et sans trucage : toutes les photos sont 100% conformes aux recettes.
  • La qualité didactique du texte. Les recettes sont la version simplifiée des classiques de Clémentine. Très bonne idée, !
  • Le tout petit prix de l’ouvrage : 9,95€ pour un beau recueil illustré, qui dit mieux ?

Un recueil de recettes, donc, à s’offrir ou à offrir de toute urgence ! Cerise sur le gâteau, Hachette organise un concours qui permet de gagner le guide, et des farines sans gluten… Pour participer, c’est ici.

 

Roland-Garros se termine : bravo, Djoko !

by

Djokovic

Le tournoi de Roland-Garros vient de se terminer sur la victoire de Djoko ! Victoire historique : le Serbe vient de terrasser Andy Murray en 4 sets. Et si son alimentation l’avait aidé ? J’ai lu son livre sur son « alimentation sans gluten ». Voici mon avis…

Le livre est-il intéressant ? Bon, d’accord, ce n’est pas de la grande littérature, mais l’intérêt du livre, c’est que c’est le 1er témoignage d’un champion connu sur les méfaits que peut engendrer une intolérance alimentaire. Il y décrit tous les symptômes que peut revêtir une intolérance au blé (maux de tête, ballonnements, vertiges, sentiment de lourdeur, « esprit embrumé »). Puis les modifications spectaculaires qui se sont opérées, après son changement alimentaire.

L’autre intérêt du livre est de souligner la toxicité du blé moderne, « qui à coup de transformations opérées par l’industrie agroalimentaire, est capable de détériorer la santé du système digestif, pouvant ainsi provoquer inflammations et maladies auto-immunes. »

Avant 2010, Novak Djokovic était un tennisman surdoué, qui a longtemps souffert de malaises à répétition et de résultats en dents de scie.

Or, c’est en regardant un match de son compatriote à la télévision que le Docteur Igor Cetojevic, adepte de la médecine chinoise, a compris que Novak Djokovic ne souffrait pas d’asthme, mais d’une probable intolérance alimentaire. Djoko n’est pas intolérant au gluten, comme on le lit souvent, ni coeliaque, mais intolérant au blé (comme moi). Il décrit précisément les lourds symptômes qui, avant le diagnostic, l’empêchaient d’aller au bout d’un match.

A des milliers de kilomètres de Melbourne, le Dr Cetojevic met le doigt sur ce qu’aucun médecin traditionnel n’avait jusque-là compris. «Je me doutais que dans le cas de Novak, les problèmes de respiration résultaient d’un déséquilibre de son système digestif, en particulier en raison d’une accumulation de toxines dans son gros intestin. En médecine chinoise, les poumons sont jumelés avec le gros intestin», explique-t-il.

Après un changement radical de son alimentation – éviction du gluten, des laitages et réduction de sa consommation de sucre – Djokovic devient numéro un mondial au cours d’une saison 2011 exceptionnelle. S’il ne travaille plus au quotidien avec le Dr Cetojevic depuis Wimbledon 2011, il continue à suivre son programme.

Le seul petit souci du livre (peut-être dû au fait qu’il s’agit d’une traduction), c’est qu’il souffre d’inexactitudes sur la maladie coeliaque, décrite comme « une allergie au gluten ». L’alimentation sans gluten y apparaît aussi comme une panacée universelle, comme le suggère le sous-titre maladroit « une alimentation sans gluten, pour une parfaite forme physique et mentale».

Le champion en agacera certains par son optimisme béat, son amour des autres et sa bienveillance affichée, mais j’avoue avoir beaucoup de sympathie pour ce battant. Bravo, Djoko !

 

« Service gagnant », de Novak Djokovic. Editions Robert Laffont, 18 euros.

 

 

Une journée sans gluten… avec Jeanne B. Giacobetti, auteur de « Zéro Gluten ».

by

JeanneBAvec Jeanne B., nous inaugurons une nouvelle section : « Une journée sans gluten avec… » L’occasion de découvrir une personnalité, qui nous livre ses trucs, astuces et adresses pour manger sans gluten…

Photographe et styliste, Jeanne B. Giacobetti vient de sortir un superbe livre de recettes Sans Gluten, « Zéro Gluten », aux Editions de La Martinière. Elle y propose 80 recettes sans gluten à base de farines alternatives : pancakes à la banane, cake amandine aux framboises, gâteau amandes-châtaignes, etc. Avec des farines de millet, de lentilles, de maïs, de pois chiches ou de riz complet.

Elle nous décrit une journée sans gluten… Ou comment manger sainement et simplement, tout en se régalant !

7h30. Je mange énormément, le matin. Un peu moins, le midi. Et j’essaye de ne pas trop manger le soir. Le matin, donc, voici un exemple de ce que je peux manger… Dans un bol : une banane, un kiwi, une poire, du kéfir. Je parsème le tout de noix de coco, de sarrasin grillé et de graines de goji. Je mange aussi quelques cracottes. Et je bois un thé ou de l’eau citronnée au gingembre.

BolBananeKiwi

On m’a diagnostiquée coeliaque à l’âge de 3 ans. J’ai donc été privée durant toute mon enfance de pains, pains au chocolat, croissants…

12h. Je prépare mon repas du midi la veille ou le matin même. J’essaye de confectionner un plat complet. Par exemple, une salade tomate-concombre-fenouil, pour accompagner un poisson ou une viande. L’assaisonnement est simple : citron, huile d’olive ou huile de pépins de raisin, sel, poivre, persil. J’aime aussi ajouter des canneberges. Pour ne pas avoir faim dans l’après-midi, j’ajoute à tout cela des brocolis ou encore des féculents ou légumineuses : patates douces, haricots rouges ou blancs, petits pois, pois chiche. Si je travaille à l’extérieur, je prends ma gamelle avec moi.

Puis j’en ai eu marre de me priver. Et durant 5 ans, j’ai repris une alimentation « avec gluten ». Les gens ne se rendent pas compte combien il est difficile de se priver sans cesse et parfois de se sentir différente. Souffrir de la maladie coeliaque, c’est une bataille au quotidien. Mais ces 5 années d’écart ont eu de graves répercussions sur ma santé, j’étais en carence, j’ai eu de l’ostéoporose et je peux même dire que cela m’a rendue dépressive. J’ai donc repris un régime sans gluten et j’ai affiné des recettes afin de me réconcilier avec cette alimentation faite de privations.

16h. Je ne prends pas toujours un goûter, mais j’ai toujours dans mon sac des cracottes au sarrasin, une pomme ou des clémentines, pour parer à une faim éventuelle. Et aussi de l’eau, car je bois beaucoup tout au long de la journée.

20h. Le soir, sans manger beaucoup, je mange bien, surtout si j’ai beaucoup marché dans la journée. Et généralement je ne dîne pas après 20h, pour avoir le temps de digérer un peu avant d’aller me coucher. En bas de chez moi, il y a une rôtisserie où le poulet est rôti simplement avec des herbes, sans autre ajout. Je vais y acheter une cuisse de poulet, que je mange avec une salade tomates-betteraves-fenouil (c’est le début du printemps, je me rue donc sur les tomates). Le soir, je continue à boire beaucoup, notamment des tisanes.

Mon pain préféré à Paris…

Pour un en-cas… J’aime avoir chez moi de quoi faire un sandwich à la va-vite. J’achète donc du pain Genius (http://www.geniusglutenfree.com) idéal pour faire des sandwiches, j’en suis dingue ! Sinon, j’achète mon pain chez Noglu (http://www.noglu.fr/).

Mes gâteaux préférés à Paris…

Le gâteau coco-ananas et le gâteau 3 chocolats de chez Helmut Newcake (http://www.helmutnewcake.com/) sont in-cro-yables !

Si je vais au restaurant… Je ne mange pas souvent à l’extérieur, mais voici mes adresses fétiches :

* Noglu. 16 passages des Panoramas 75002. J’adore Noglu, le brunch y est délicieux.

* La Mascotte. 52 rue des Abbesses 75018. Superbe brasserie, je me régale d’huîtres et de fruits de mer.

* Flesh. 25 rue de Douai 75009 Paris. (http://www.flesh-restaurant.com/). La viande y est tendre et excellente.

* Café Kitsuné Paris. 51 Galerie Montpensier 75001. Plaisir rare, on peut y déguster un bon café tout en se régalant d’un gâteau ou des petits cookies  sans gluten tout droits venus de chez Noglu.

* Merci. 111 Bd Beaumarchais. (http://www.merci-merci.com/fr/). J’aime le lieu et je vais parfois y manger une soupe.

« Zéro Gluten : la cuisine de Jeanne B. 80 recettes originales et gourmandes » de Jeanne B. Giacobetti. Editions de La Martinière.  19,90 euros