Ma vie sans gluten à Paris…

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Vous vous demandez peut-être pourquoi ce site existe, et pourquoi je m’intéresse aux intolérances alimentaires. Alors, voici mon témoignage…

J’ai appris il y a quelques mois que j’étais intolérante au blé (et au riz). Cela m’a réjouie, et non déprimée, car grâce à un test sanguin, j’ai eu la confirmation de ce que je ressentais : le blé m’alourdit, me donne des maux de tête et de ventre. Ces résultats m’ont donc donné la clé pour aller mieux, sans prendre de médicaments. A partir de là, j’ai décidé d’évincer blé et riz de mon alimentation. Etant intolérante au blé et non au gluten (donc non coeliaque), mon régime alimentaire est moins contraignant que celui des coeliaques ou allergiques au blé car il n’est pas dangereux pour ma santé de manger une miette de pain ou un peu de blé par inadvertance.

Le plus facile…

Les 2 premiers mois, j’étais très motivée pour changer d’alimentation, et ne plus manger de blé fut un vrai plaisir car j’en ai tout de suite ressenti les bienfaits – plus de maux de têtes, plus de maux de ventre, meilleure respiration, un bien-être général très agréable. Je ne ressentais pas de manque et j’étais dans une espèce d’euphorie. Mais une fois l’euphorie passée, j’ai commencé à ressentir des manques (de baguette, de pain croustillant). D’autant plus que je suis aussi intolérante au riz, moi qui suis accro à la cuisine asiatique ! Par ailleurs, n’étant pas adepte des plats cuisinés ou industriels, je n’ai pas trop à m’inquiéter des produits que j’achète. Avant mon changement d’alimentation, mes choix alimentaires tendaient déjà vers des produits végétaux et peu raffinés, fruits et légumes bio, légumes secs, viandes ou poissons cuisinés à la maison. Je n’ai donc pas eu à changer radicalement mes habitudes.

Les pâtisseries ne me manquent pas trop (je suis plutôt un bec salé). Ce qui me manque le plus, c’est le pain. Quant aux pâtes… les bonnes pâtes sans gluten sont si nombreuses que cela ne me manque pas. Enfin, je vis à Paris, et c’est sans doute la ville française où l’on est mieux lotis, côté adresses sans gluten, même si l’offre est loin d’égaler celles de Londres ou Madrid…

Le plus difficile…

Au début, je trouvais qu’aucun pain sans gluten n’arrivait à la cheville d’une baguette tradition bien croustillante ! Et même si je me rabats sur des pains sans gluten, la plupart contiennent de la farine de riz. Dur dur ! J’achète donc des pains « tout quinoa » ou « tout sarrasin ». Heureusement, depuis quelques mois existe une adresse merveilleuse à Paris, le Chambelland. Située au coeur du Village Popincourt, cette 1re boulangerie-pâtisserie 100% sans gluten propose des pains délicieux, des focaccias divines, et de très bonne pâtisseries. Et pour ne rien gâcher, l’accueil est super gentil ! (Chambelland. 14, rue Ternaux. 75011 Paris)

Difficile aussi de ne pas pouvoir manger de couscous. J’ai une double origine, vietnamienne et algérienne, et les deux aliments auxquels je suis le plus intolérante sont le couscous et le riz ! Un comble !

Mes trucs pour résister…

–          Sortir en ayant pris mon petit déjeuner ou mon déjeuner. Les moments les plus difficiles étant ceux où je suis affamée, je tente d’anticiper ces moments en ayant un en-cas dans mon sac – amandes, pomme, barre de céréale sans gluten…

–          Privilégier le plaisir de manger. Après tout, il y a tellement de choses délicieuses autres que le blé, autant aller vers elles. Légumes, fruits, viandes, poissons… Et j’essaye de repérer tous les produits sans gluten qui me semblent délicieux – pâtisseries orientales exclusivement faites d’amandes, galettes de sarrasin, salades, plats japonais…

–          J’innove, je cuisine. S’il y a bien un intérêt à être intolérant, c’est celui de remettre en cause toute son alimentation. Cela stimule la créativité et l’imagination. Je cherche néanmoins des recettes simples, faciles à réaliser tous les jours. Je viens de découvrir la pâte à dosa de Beendhi. Elle permet de faire en 5 mn des crêpes de lentilles, qu’on peut garnir de différents ingrédients, oignons, légumes, poissons fumés. Un délice !

–          Trouver des alternatives aux plats avec blé : couscous de maïs, pizza maison sans gluten, lasagnes maisons sans gluten.

–          A l’extérieur, je fuis les restaurant italiens et je privilégie les restaurants asiatiques, indiens, libanais, végétariens. Dans les restaus français, une bonne salade ou un bon steak-frites peuvent me combler.

–          Je n’hésite pas à venir dans un restau avec mon pain sans gluten, si je sais que je vais manger de bonnes sauces. Je demande au serveur si ça ne le dérange pas que je mange mon propre pain.

En général, j’essaye de parler le moins possible de mon intolérance car très peu de gens savent de quoi il s’agit. Et je n’ai guère envie d’entrer dans des polémiques du type : « c’est une mode » ou « c’est dans la tête ». Je n’aime pas qu’on parle de « mode », car selon moi, si tant de gens s’intéressent aujourd’hui au sans gluten (sans être nécessairement coeliaques), ce n’est pas seulement pour imiter Gwyneth Paltrow, Oprah Winfrey ou Thierry Marx. C’est surtout parce qu’ils se rendent comptent qu’évincer complètement ou partiellement le blé de leur alimentation leur fait du bien. Le régime alimentaire français est tellement basé sur le blé (pain, gâteaux, pâtes, pizzas…) qu’en réduire la quantité est bénéfique pour tout le monde. Je pense qu’en France, les commerçants ne s’adaptent pas assez au client et à ses spécificités. Il n’est pas rare de voir les serveurs ou vendeurs lever les yeux au ciel, lorsqu’on a des demandes particulières. Pour cela, les Français devraient s’inspirer des Anglais ou Américains, chez qui le client est roi.

 Mon petit-déjeuner idéal…

J’adore les petits déjeuners salés. Je me fais donc une tartine : Pain des Fleurs, purée d’amande, jambon , oignon rouge. Ou bien je déguste un bol de céréales « boules miel et sarrasin » de Nature et Cie, avec du lait d’amande.

Mon goûter idéal…

Je vais chez Helmut Newcake, et je commande un gâteau pistaches-framboises, délicieux ! Ou je vais chez Naturalia, acheter le « Gâteau aux amandes et à l’orange », sans gluten et sans lait, de la Biscuiterie de Provence. (Helmut Newcake : 36, rue Bichat. 75010 Paris et une nouvelle adresse a ouvert au 28 rue Vignon – 75009 Paris)

Mon dîner ou déjeuner idéal…

Je vais chez « Soya », excellent restaurant végétarien avec de nombreuses options sans gluten. (Soya : 20, rue de la Pierre Levée. 75011 Paris)

Un dessert que j’apporte chez des amis…

Je me rends aux « Merveilleux de Fred » et j’achète des « merveilleux », délicates meringues enrobées de crème fouettée, qui se déclinent en cinq parfums. Un pur délice !

« Aux merveilleux de Fred » : 5 magasins à Paris, magasins à Lille et Metz.

 

 

 

 

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